Inde #5 : Hampi

C’est après un trajet en train de plus de 7h, que nous arrivons à la gare d’Hospet, de là, un tuk tuk nous mènera à Hampi. Cet endroit est réputé pour ces nombreux blocs de granites qui font le plaisir de tous les grimpeurs mais également des amoureux de beaux paysages. La ville regorge également de nombreux temples très anciens.

Une autre planète…

Un peu en panne d’inspiration pour cet article je l’avoue. Plutot paradoxal étant donné ce que la ville semble inspirer à tant de gens, voyageurs de passage, escaladeurs, yéyés 2.0, le sarouel dans la main l’ipod dans l’autre (aucun jugement, juste une constatation cocasse), vieux hippis de la belle époque, touristes russes en excursion après 1 semaine de biture à Goa, et voilà on à fait le tour ? En tout cas on n’en est pas loin. Et nous dans tout ça vous me direz ? Un mélange des genres sûrement, à l’exception près que nous ne sommes ni à la retraite ni amateur de vodka. Quoiqu’il en soit, le site est vraiment spectaculaire et nous sommes heureux de découvrir au fil de notre périple des lieux dont nous n’aurions jamais soupçonné l’existence. La barre est très haute, et il reste du chemin. En gros, imaginez une plateau rocheux, bordé par quelques rivières, et parsemé de mangroves et de plantations de bananiers. Ajoutez à celà une pluie de météorite tombant au ralenti et se déposant telle des flocons de neiges sur le décors et vous n’avez là qu’un aperçu de la beauté d’Hampi.

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… un havre de paix

Hampi, nous devions y rester que 2-3 jours, nous y somme restés 9. Encore une histoire de train pas dispo. Au final, cela nous a arrangé. Nous avons pris notre temps. Nous visitons quelques temples des environs, faisons quelques allers-retours en vélo à la ville la plus proche pour trouver le seul ATM des environs (notre mot clé anglais récurent : « Distributeur de billet de banque »), découvrons les spécialités du coin (Hampi étant une ville « végétarienne » comme Pushkar au Rajasthan) notamment les currys de coco ou de noix de cajou, sans oublier mes fameux falafels, parfumés à la menthe… un délice. J’en n’abuserais pas cette fois-ci.

Un matin, nous allons assister au bain de Lakshmi, l’éléphante du temple de Virupashka qui se fait laver par son cornac plus les quelques étrangers souhaitant payer 100 roupies pour prendre la pause avec l’animal. « Frotter la vraiment, au moins » leur lance t’on ! Le spectacle est étonnant et tant de grâce se dégage du pachiderme, se contortionnant avec autant délicatesse afin de relever sa masse couchée dans l’eau.

J’irai à ta conquête Hampi …

Nous décidons de laisser Hampi Bazaar pour la journée (le quartier des « touristes » qu’il faut avouer, nous assumons être) pour faire une excursion sur l’autre rive « Hampi Island ». Pour des raisons écologiques masquées par un peu de bon sens, nous faisons le choix de traverser à pied les 10 mètres de rivières, plutôt que de prendre le bateau à moteur. Le pilote laisse en effet tourner le moteur toute la journée, jouant sur la poignée comme un motard m’as-tu-vu à un feu rouge. De plus, il attend plus de 20 minutes que le bateau soit plein pour effectuer sa traversée de … 15 secondes, avant de repartir à vide alors que d’autre gens attendent de l’autre bord. Je dois avouer que ce fut un moment assez épique où nos pieds s’enfoncaient dans la mélasse, dans un mélange d’excréments d’éléphants, de détritus, de boue et d’un tas de choses auxquelles je ne préfère même pas penser ! Au bout d’un moment, finalement, Claire est quand même parvenue à tomber dans l’eau, je ne l’ai presque pas entendu râler ! Bref ce moment fut tellement agréable que pour le retour nous avons mis nos prétentions écolos de côté !

Hampi fut aussi l’occasion de rechausser nos crampons (nos gommes en fait) d’escalade. Un saut à la boutique Tom & Jerry, du nom des deux jeunes gérants, et nous rejoignons « Le Plateau » comme mentionné sur le topo (bouquin d’escalade avec les différents « spots », voies et difficultés du coin). En quelques jours nous faisont la rencontre d’un papa anglais, habitué du coin, qui nous pretera son « pad » (gros matelas pliant se portant en sac à dos) mais aussi un autrichien, un espagnol, un groupe de turc, un couple d’israélien, et plus étrangement .. un indien, le type de la boutique en fait, qui après 3 ans de pratique était vraiment excellent. Un matin, j’ai laissé Claire dans les bras de morphée et j’ai pris le premier ferry pour aller à la recherche de copains pour grimper. Je tombe sur un groupe sur le-dit plateau en train de s’étirer et leur demande si je peux me joindre à eux. Au bout d’un moment cela s’eternise et les positions deviennent de moins en moins conventionnelles. Hum. C’était un groupe de yoga. Voilà sinon plus techniquement l’escalade à Hampi c’est du Bloc, « Bouldering » ils appellent ça ! A savoir des gros rochers de 2-3m de haut maximum que tu refaits sans cesse jusqu’à arriver au sommet, donc pas besoin de corde, juste un matelas. Et le granit à hampi, il fait mal ! Pas étonnant que certain me disent qu’il leur faut bien plus d’une semaine avant de se « faire les doigts ».

Après ce séjour plutôt dépaysant à Hampi, avec ces paysages qu’on ne retrouve nulle part ailleurs, nous nous dirigeons tranquillement vers le Kerala. Après deux trains de nuit et une étape d’une journée à Bengalore (que nous avons passé danss un musée du genre cité de la science), le rythme paisible du Kerala nous tend les bras.

2 Réponses pour Inde #5 : Hampi

  1. Hummm Un rugbyman faire du yoga …..

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