Australie #3 : De Sydney à Melbourne …

Dans le dernier article, nous vous parlions de Sydney ; aujourd’hui, le temps est venu pour nous de nous échapper un peu de notre quotidien que nous vivons depuis maintenant cinq mois, de mettre les voiles, de voir du pays, et de dégourdir les amortisseurs de Kelou Mad. Pour ceux qui l’aurait manqué, notre papier dans Hug-mag est sorti, on y raconte notre Road trip vers Melbourne et la great ocean road. Merci au magazine encore une fois pour l’expérience offerte et la belle mise en page.

Bon, avec Claire on a un dilemne d’ordre éditorial. Pas envie de copier-coller ici le récit que l’on a produit pour hug-mag. Ok on est a la bourre parfois pour mettre les articles, mais on n’est pas fainéants à ce point. Et puis par respect pour leur magazine également, nous n’avons pas signé de charte ou quoique ce soit mais leur contenu se doit d’être exclusif. Pas non plus envie de retaper le même speach dans d’autre termes. On aurait un peu la sensation (vous l’avez surement déjà connue) de réécrire le chapitre d’un rapport de stage que vous pensiez à tord, la veille, avoir enregistré. Bon la comparaison est un peu dure, nous prenons évidemment plus de plaisir à rédiger nos p’tits articles que nous le fument pour nos rapports de stage.

Comment alors concilier le fait que nous voulons vous faire partager cette expérience, sans tomber dans la redite ? En fait c’est plutôt simple. En racontant tout le reste :) les anecdotes, les banalités, notre ressenti, les mauvaises expériences, bref tout ce qu’on a du éluder, couper, enjoliver, euphémiser pour des raison de places et d’une portée plus grand public.

Voilà c’est parti, comme un film a le droit à ses bonus une fois sorti en dvd, voici en quelques sortes le Off du Road trip.

ROAD TRIP SYDNEY-MELBOURNE-GREAT OCEAN ROAD, LES COULISSES

Cadeau de noël avant l’heure

Panasonic GX7 et focale fixe 20mm

Panasonic GX7 et focale fixe 20mm

Après 2 ans de bons et loyaux services, c’est avec nostalgie et amertume que je décide de me séparer de mon réflex, un Canon EOS 550D (bouhou mon tout premier réflex) J’ai envie d’un système plus léger, plus compact, plus discret, mais sans forcement sacrifier la qualité.

Après plusieurs lectures ici et , je craque pour un appareil hybrid* : le panasonic GX7, je l’avais essayé en boutique et j’avais vraiment eu un coup de coeur pour ce petit objet un peu rétro.

Pour les objectifs, j’ai repris, à quelques choses près, les équivalents que j’avais chez Canon, plus en bonus, une focale fixe : (en gros je ne peux pas zoomer avec, ça me rappelle le temps des appareils jetables) ça me servira pour les photos de rues notamment, style que j’aimerais expérimenter en Amérique.

Spoiler : vous l’aurez compris, toutes les prochaines photos que vous verrez sur le blog (ça prend effet Maintenant !) seront prises avec mon nouveau joujou. Bon c’est noël avant l’heure mais je me laisse quand même une surprise de côté : pas le droit de déballer la focale fixe avant le 25 !!

* En gros  c’est un nouveau « type » d’appareil photo apparu il y a 6-7 ans, avec un gros capteur et des objectifs interchangeables comme sur un réflex, mais dans un boitier beaucoup plus petit dû au retrait du couple miroir/prisme, qui renvoient l’image au viseur sur ces derniers.

 

Les retrouvailles #1

La veille de partir, j’appelle mon pote Nick MColl, correspondant australien dont la famille m’avait hébergé en février 2005. Un peu anxieux, je compose le numéro (que j’ai retrouvé facilement grâce à ma mère qui avait pris le soin de le noter dans son carnet vert datant des années 70, avec encore des numéros à 8 chiffres dedans, et des pages rajoutées car il est plein depuis des lustres. L’ancestre de l’iphone en sorte. Collector. ), je met une bonne minute avant d’appuyer sur la touche verte du portable. Un homme me répond, je demande à parler à Nick ; c’est lui même. Pas d’explication à ralonge, il me remet aussitôt. On ne s’éternise pas, il semble aussi ravi que moi de ces pré-retrouvailles, ça fait plaisir. Il est toujours sur Melbourne, il est dispo, même si maintenant il est avocat, on convient se de recontacter dès qu’on arrive sur place. Me rappelant que l’indicatif 04 est celui des portables en Australie, je réalise qu’il n’a pas changé de numéro depuis 2005, il me confirme qu’il a celui-ci depuis une quinzaine d’année. en fait. Une chance pour moi ! Je raccroche. Hâte d’être à la semaine prochaine ! à Suivre…

Le squat de Melbourne

Après notre journée à Philip Island, route vers la capitale … du Victoria : Melbourne.
Je me souviens d’une ville très étendue et de sa banlieue s’étendant à perte de vue. Pas manqué, cela fait maintenant une heure que nous avons aperçu le panneau Centre ville, et nous roulons toujours dans le traffic, croisant les gens qui sortent du boulot, et ceux allant flâner à St Kilda, le quartier branché du sud de la ville. Nous trouvons finalement un parking accolé à la plage, avec mention « No Camping ». Tiens, ne serait-ce pas le squat aperçu à la télé la veille par hasard, dans un reportage sur les backpackers et le camping illégal ? Evidemment, comment avons nous trouvé ce coin d’après vous ! Merci les reporters !

Sur le parking, nous ne sommes pas seul : 4 ou 5 autres vans y ont élu domicile. A la nuit tombée, on toque à la porte … Un baragouinement dans un accent sudiste, mélé au bruit du vent nous laisse tout de même comprendre qu’un employé de la ville vient de s’annoncer. J’ouvre la fenêtre, une ptite dame en costume nous invite à quitter les lieux rapidement, le cas échéant, nous risquerions la venue d’un ranger vers 6h le lendemain matin ainsi que d’une amende. Nous attendons quelques minutes, scrutant discrètement les allers et venues de nos trublions, ils font le même speach à tout le monde, personne ne semble bouger. Nous restons là pour la nuit. Le lendemain matin ainsi que les autres surelendemains, aucun rangers ne viendra pointé le bout de son nez.

Nous y rencontrerons pas mal de monde. Des français en partie – un petit boujour à Pierre, Besma et leurs compagnons de route – mais aussi Aaron, un jeune anglais voyageant en 4×4. Il y a aussi Peter, un vieil australien qui, il y’a 10 ans de ça, décida de vendre sa maison pour partir faire le tour de l’Australie… ses 250.000$ de cash au chaud sous le siège de son 4×4. L’a pas peur le bougre ! Il nous racontait qu’à l’époque personne ne venait déloger les gens la nuit comme maintenant.

Un soir en rentrant, c’est toute une communauté de Musulmans qui s’était installée sur la plage le long du parking. Quand le djembé et les chants étaient éloignés, ça allait, mais bien sûre la fête a fini juste devant Kelou Mad, avec en bonus un concours de « Ecoute la sono de ma bagnole comment elle peut réveiller tout le quartier si je tourne ce bouton » jusqu’à 2h du mat’…

Les retrouvailles #2

Arrivés sur Melbourne, je rappelle mon pote Nick. Il me dit qu’on peut se voir le lendemain aprèm en ville. Cela nous va très bien. Après une seconde matinée à essayer de gagner le tirage au sort quotidien de 500$ au victoria market, nous quittons les lieux, perdants, et nous dirigeons vers le Roof Top Bar. Un café sympa au 7ème étage d’un building. Je reçois un appel, il me dit qu’ « ils sont » en haut. Tiens il n’est donc pas seul, je me demande si sa famille l’a accompagné. Arrivé en haut, je le reconnais tout de suite, même bouille, cheveux un peu plus long, et accompagné … de sa copine Nicola, avec qui il est depuis plus d’un an. On refait le monde, enfin surtout l’Australie, on reparle d’il y a 10 ans, ça nous rajeunit pas ! Lui est avocat, elle, future médecin, il sont passionés de ski, et vont d’ailleur en Suisse le mois prochain pendant un mois pour exercer leur passion. Après quelques bières, un burger maison et une photo, il est déjà temps de se quitter … enfin pas pour longtemps, il nous propose de passer à leur maison de vacance sur la Great Ocean Road la semaine suivante. To be continued…

A la recherches des Koalas

Sur note carte de la great Ocean Road, un petit symbole en forme de Koala nous intrigue. Il se situe sur la route qui rejoint le phare de Cap Otway. Nous passons justement par là. Un petit détour et nous voilà sur une petite route bordée d’Eucalyptus. Claire conduit, moi je me tord le cou à scruter la cime verte pâle de ces arbres à l’odeur fraiche. Un point gris défile à toute vitesse. Je somme Claire de s’arrêter, prenant le temps de compter le nombre d’arbres passés, tel Crocodile Dundy l’aurait surement fait pour se repérer. On prend l’appareil, on rebrousse chemin d’environ 14 troncs, et on commence à chercher la bête. Par chance, au moment on nous arrivons, elle est réveillé et pousse même un cri rauque. Probablement un mal en rute. Non en fait on n’en sait rien. Content de notre découverte, nous revenons au van, afin de continuer notre « Safari ». En fait, pas besoin d’aller plus loin, dans la précipitation, nous nous étions garé juste sous une branche abritant une femelle et son bébé, j’essaie d’imiter le bruit entendu plutôt (convaincu d’avoir la capacité à l’instar de Tarzan de pouvoir parler au animaux), Claire se fout de moi, mais le duo se retourne, (bon probablement plus attiré par les bruits idiots que j’essayais d’interpréter que par la valeur intrinsèque de mon cri, n’ayant sans doute, aucun sens en langage Koala j’imagine). Contents de notre escapade et de la découverte de la faune locale, nous continuons vers le phare où nous passerons la nuit, plus ou moins cachés au fond du parking.

Les retrouvailles #3

Maison de vacances

Maison de vacances

Bon, on est bien passé à la maison de vacance des McColl, mais Emy, sa soeur, qui aurait du être là a du retourner à Melbourne plus tôt que prévu. On y passera quand même la nuit dans Kelou Mad, sous le porche, au calme. De retour à Melbourne, nous repassons une nuit au squat, puis Nick nous invite à passer chez sa famille à Ivanhoe, dans la banlieue Est de la ville.

Des bouchons, encore des bouchons pour sortir de la ville. Un petit détour au supermarché, histoire de ne pas arriver les mains vides, et au fur et à mesure qu’on approche, les lieux me semblent de plus en plus familiers ! Devant la maison, c’est toute une palette de souvenirs qui resurgit. J’ai l’impression d’y être venu l’année d’avant.

On sonne, Nick vient nous chercher au portail, la porte s’ouvre sur toute la famille, qui semble s’être figée dans le temps, le père, la mère, et l’une des soeurs sont comme dans mes souvenirs, seule Stephany, la petite dernière, qui n’avait que 9 ans lors de ma dernière visite, a bien changée. Elle est maintenant en fac de géologie. Emy quant à elle va bientôt finir ses études de kiné qu’elle va valider par un stage au Kenya.

Si on s’donnait rdv dans 10 ans !

Le piano, où la maman m’apprenait « Für Elise », le salon avec le sofa et la télé à l’identique, l’odeur caractéristique des vieilles maisons. Tout est encore là. On nous acceuille avec une bonne bouteille de rouge, et un ragout au pomme, et on se remémore les anecdotes de ses trois courtes semaines que j’avais passé chez eux, on parle voyages aussi, de nos expériences passées ou futures ou en Afrique, etc.

C’est l’avant veille de Noël, et Nick veux nous emmener dans un quartier de sa ville où les maisons sont décorées du sol au plafond, où plutôt de la boîte aux lettres à la cheminé. Après trois bons kilomètres en sens inverse de bouchons (l’événement semble être très connu) nous y voilà. On y voit de tout, du sobre, du kitch (un carroussel gonflable), du décalé (un père noël surfeur), mais le plus marrant ce sont les gens prenant des maisons en photos avec à l’intéieur, toute la famille en train de regarder la télé.

On passera la nuit dans le van dans leur allée, avant de reprendre la route le lendemain pour Sydney.

 

Photos Bonus

 

Notre séjour en Australie touche à sa fin mais est loin d’avoir épuisé son lot de surprises, nos derniers jours à Sydney seront le thème du prochain article… à très vite !

 

4 Réponses pour Australie #3 : De Sydney à Melbourne …

  1. COUCOU les ex-aborigènes !

    Etonnants les 12 apôtres !

    Alors il sert mon carnet vert années 70 ? l’ancêtre du smartphone …
    même pas vrai qu’il y a encore des N° à 8 chiffres

    sympa les retrouvailles avec McCOLL

    BON Courage pour la suite
    Brrr

    la mam bretonne

  2. J’aime beaucoup ton commentaire:
    « qui renvoient l’image au viseur sur ces derniers. »
    Et hop deux photos dans le rétro « Clic-Clac »

    Super, bonne préparation pour le changement de continent.

    Bise

  3. Génial cet article !! Complémentaire du magazine 😉 Vous devenez de vrais reporters !!
    Super ton nouvel appareil Max ! Les photos sont top top !! Je vais prendre des cours à tes cotés à la fin de l’année 😉
    Hâte de voir le prochain article !!!
    Bon courage pour le changement de climat …
    Gros gros bisous !! Je pense bien à vous.

  4. Hello,

    Super article les baroudeurs.
    Super la rencontre avec ton correspondant d’il y a dix ans :)

    Je matte bien votre blog on sera à Melbourne dans 10 jours maintenant, on va se croiser.
    Sinon pour les news : Mariage de Anne et FX samedi,
    et Julien et moi on attend un petit :)

    Des bisous enjoy la suite du trip

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