Canada #3 : La Ferme 5 étoiles …

Bon, on va resituer un peu les choses. L’avant dernier article s’intitulait « De Montréal aux Chutes du Niagara »… En fait, cela ne s’est pas vraiment passé dans cet ordre. Entre temps, une fois à Montréal, nous avons reçu une proposition d’Hug-Mag (Roh encore eux :p ! ) pour une expérience … à Tadoussac, petite bourgade se situant sur la Côte Nord, à 6h de route au nord de Montréal. Heuu, nous qui avions prévu de descendre en ligne droite vers les U.S.A, cela nous fait faire machine arrière. D’un autre côté,  l’expérience a vraiment l’air exceptionnelle : une ferme « cinq étoile », avec des activités comme balades en chiens de traineau, pêche sur glace, visite des animaux de la ferme (une ferme Canadienne, entendons nous) et et après avoir négocié un moyen de transport avec l’agence locale, en relation avec Hug-Mag, on décide de se lancer. Nous quittons donc Aube et Sébastien pour d’autres aventures … 

Rebelote, un covoiturage vers la ville de Québec, puis il nous reste à récupérer une voiture de loc à l’aéroport. On récupère le char et c’est partit pour 4 heure de route le long du Saint Laurent, dans les paysages enneigés du Nord.

Arrivés vers Tadoussac, le GPS semble vouloir nous faire traversé le Saint Laurent, sauf qu’il n’y a pas de pont en vue. Je roule quelques centaines de mètre et aperçoit un bac qui semble rallier les deux rives. Rah, je l’aurais un jour ce GPS je l’aurais !

Une fois le Saint Laurent traversé, nous passons Tadoussac, la ferme se situe en réalité dans la commune de Sacrée-Coeur, à dix minutes de là.

Nous passons à la réception, puis après un petit briefing (nous passerons 4 nuits sur place en demi-pension, avec 3 jours d’activités) nous allons nous installer dans notre chalet.

On ne vous fait pas attendre plus longtemps, voici les activités que l’on a pu expérimenter là-bas.

Découverte des animaux de la ferme

Tu finiras tes pancakes ?!

Après un petit-déj copieux préparé par la cuisinière de la Ferme, nous rejoignons Vicky pour une visite des animaux. Et nous ne sommes pas au bout de nos surprises, car une fois passé les habituels poules, chèvres, lapins, oies, c’est une faune très atypique à laquelle nous devons faire face. Atypique pour nous, mais typique du Canada : porc-épic arboricole, ratons laveurs, renard argenté, cerfs, orignaux, lynx, cougar, bisons, et j’en oublie sûrement.

Nous finissons en beauté avec une expérience unique au Canada, et très peu pratiquée dans le reste du monde. En effet nous allons pouvoir rentrer dans l’enclos d’un animal sauvage, voire même le caresser. Nous ne sommes pas très rassurés au début, forts de tous nos préjugés et inquiétudes, mais après un  long briefing, Jimmy, l’un des guide de la ferme, nous convainct sans problème. Quelques conseils de sécurité et nous pouvons rentrer dans le pré-enclos. Une première étape consiste à se faire sentir par l’animal à travers une palissade en bois. Une fois l’odorat de la bête contentée, nous pouvons rentrer complètement. Allez j’arrête là le suspens, les photos à la suite des animaux de la ferme.

 

 

Jacob, notre animal mystère, est un loup gris, ses voisines d’enclos, Nalu et Luna sont des louves blanches. Il on été recueillis très tôt, quelques jours après leur naissance, afin d’être familiarisés avec les humains dès leur plus jeune âge. Après quelques années, et une totale confiance acquise envers l’animal, Jimmy essaya de mettre en contact les loups progressivement avec d’autres humains. Dans un premier temps avec sa famille. Comme il dit avec beaucoup d’humour « au moins s’il arrive quelque chose ils ne me feront pas de procès, enfin j’espère ! ». Puis avec les visiteurs de la ferme. Depuis, l’activité a attiré un nombre croissant de curieux, excités à l’idée de s’approcher d’un tel animal, pourtant réputé sauvage et dangereux.  Pour notre part, une fois l’enclos franchi, il ne nous a fallu que quelques minutes pour oublier nos préjugés, et par moment, nous avions plus l’impression de caresser un gros chien, que la bête mangeuse d’homme, souvent exagérée grâce à  Hollywood. Nous avions toutefois cette petite voix dans la tête pour nous rappeler la nature de l’animal, ainsi que les consigne de sécurité. Une expérience hors du commun et inoubliable.

 Balade en motoneige

La motoneige, ou skidoo, est un engin très démocratisé au Canada pour la randonnée. Il est également utilisé comme moyen de transport dans les régions reculées du Grand Nord, où les routes sont inexistantes. L’engin a quasi totalement remplacé l’utilisation du chien de traineau.
Après un circuit d’initiation, nous partons à deux sur notre skidoo. Je conduis pendant que Claire filme ou prend des photos. Le maniement est particulier, bien qu’il se rapproche plus du scooter que de la moto. Pas de vitesse à passer, l’accélération se fait progressivement en pressant un levier avec le pouce et non en tournant une poignée.  Après quelques crampes, me voilà à suivre notre guide sur les pistes de la région. Les sensations sont fortes et les paysages spectaculaires. On se croirait presque dans ce James Bond avec Pierce Brosnan, à essayer d’échapper aux vilains (ou a les poursuivre je ne sais plus). Après deux heures de ballade et deux arrêts aux panoramas magnifiques, nous rentrons à la ferme des images plein la tête, et de la neige plein la barbe. Enfin, surtout moi.

Chien de traineau

 Je me souviens quand j’étais gamin, j’adorais les films se déroulant dans des grands espaces, avec des plaines enneigées à perte de vue, des montagnes gigantesques, des trappeurs bourrus , des ours heu… des ours quoi, des rivières imprévisibles et des chiens de traîneau. Je m’imaginais à leur place et je m’évadais l’espace d’un instant. Lorsque j’ai lu « Chien de traîneau » sur le programme de la ferme 5 étoiles, j’ai sauté sur place.

C’est le jour J, nous montons la butte jusqu’au chenil. Personne. D’un coup, toute la meute est en alerte, puis les chiens se mettent à aboyer à l’unisson. Quelques secondes plus tard, notre guide apparait sur sa motoneige. Il nous explique comment fonctionne le traineau puis nous attelons nos chiens. Il passe en tête (forcément c’est le guide), puis Claire et enfin bibi. Au bout de quelques minutes, ils me sèment. Apparemment mes petits déj copieux nécessitent un chien de plus pour me tracter. Il attèle alors un de ses chiens en tête de mon traineau. On se penche dans les virages, on joue du frein, on ordonne « Go » et « Oshh », on contemple les paysages défiler, on trouve de nouveaux angles pour la caméra, on évite une branche, on oublie de prévenir le suivant pour la branche, etc.

Après la pause, nous devons faire face à la plus grosse descente du parcours.  Le guide nous conseille d’ailleurs de mettre les deux pieds sur le frein. Bon décidément ce petit-déj était copieux : réalisant que je bloque complètement le traineau, j’enlève un pied du frein. Entre temps, Claire semble déjà loin. La pente est en effet escarpée et je manque de me vautrer dans la rivière avant d’entamer une montée tout aussi abrupte. En haut, je me retrouve devant une grande plaine enneigée. Pas d’ours en vue mais pas non plus de traineau ni aucune trace dans la neige en fait. Je me suis visiblement égaré. Après quelques appels, j’aperçois le guide qui a suivi mes traces. Demi-tour, il est temps de rentrer au chenil, non sans quelques petits ratés le long du chemin.

Nous ramenons nos chiens dans leurs niches, ils ont beau avoir fait (quasi) tout le boulot, ils semblent beaucoup plus en forme que nous, et repartiraient bien pour une balade. Nous aussi, certainement, mais une prochaine fois ! En tout cas merci à la Ferme 5 étoiles : un rêve de gosses devenu réalité.

Pêche blanche

Lors de notre passage à Québec, Marie-Hélène nous avait exposé les fondements de la pêche sur glace, aussi appelée pêche blanche. Les gens possèdent en général un cabanon près d’un lac, qu’ils installent sur ce dernier une fois l’hiver bien tombé, et que la glace est assez épaisse. Ils creusent ensuite un trou à la perceuse à neige (cf démonstration de Claire ci-dessous). Reste ensuite à ramener les appâts, le casse-croûte et les bières, et s’armer de patience.

Pour notre part, ni cabanon, ni casse-croûte, ni bière (bouhou), juste la perceuse et les appâts. Après tout ce n’est qu’une initiation, et nous devons déjà réussir cette épreuve avant de prétendre au cabanon. Nous avons le droit à un quota de deux truites chacun. Chance du débutant ou foisonnement de l’animal, ça nous ne saurons jamais. En tout cas en 15 minutes, l’affaire est bouclée. Nous revenons à la ferme tels des conquérants, fiers et l’eau à la bouche. Mais nous devrons attendre le soir avant de déguster le fruit de nos efforts, fraîchement mitonnés par la cuisinière. Un délice.

Cabane à sucre

Entre deux activité, Jimmy nous emmène faire un petit tour de sa cabane à sucre. Non ce n’est pas un cabanon où sont vendus sucres d’orge et bonbons en tous genres comme je le pensais au début. La cabane à Sucre est en fait l’endroit où est transformé l’eau d’érable, afin d’en faire du sirop. En fait, au Canada, c’est bien plus que cela, car une fois transformé, le produit se doit d’être consommé. La Cabane à sucre est en fait une véritable institution depuis des siècles et annonce alors le renouveau du printemps. De mi-mars à fin avril (période connue comme « Le temps des sucres ») elle devient le lieu des rassemblements familliaux, des soirées entre copains voire un prétexte pour des séminaires. Fini l’hiver, l’humeur est aux festivités et à la dégustation des produits issus de l’érable (sirop, beurre, bonbons) accompagnants les produits locaux comme le classique trio : oreilles de crisse, fèves au lard et la fameuse tourtière (tourte à la viande). La Ferme cinq étoiles possèdent un grand chalet pouvant accueillir plus d’une centaine de personnes. Elle propose pendant ce fameux temps des sucres des soupers à volontés, spectacles et chants. Malheureusement pour nous, la récolte est pour le mois prochain ! On reviendra :)

Déjà la temps de quitter Jacob, Kobalt, ainsi que tous nos hôtes chaleureux de la ferme qui adorent leur métier et sont toujours ravis de nous faire découvrir leur univers. Ah oui, gourmands comme on est, une mention spéciale à la cuisinière :) ! De plus, encore une fois merci à Hug-Mag ansi qu’à l’agence Québec Maritime pour cette expérience nature grisante et très originale ; la meilleure à vrai dire jusqu’à présent (et il y en a eu !). Le chien de traîneau restera dans nos mémoires pour longtemps. A bientôt pour la suite, et rendez-vous en terre inconnue, du moins pour nous : les USA.

3 Réponses pour Canada #3 : La Ferme 5 étoiles …

  1. OOOOHHHHHH le Canada …..

    Cela doit être formidable, bon bientôt vous tournerez avec « Le vieux trappeur » …

    Les loups ce doit être extraordinaire, on emmènerais bien maman faire un tour!

    Vidéo très bien

    Bise

  2. Encore un article qui fait rêver !! Ça donne envie de partir au Canada ! Et d’autant plus dans cette ferme au dépaysement total !! Merci pour vos vidéos, elles sont top ! Très belles photos également !!!
    Gros bisous à tous les deux !

  3. Félicitations pour cet article et surtout pour ces photos : c’est magnifique ! J’ai voyagé le temps de lire cet article :-)

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